ascension

Revoir mes classiques concernant la religion catholique ne serait pas un luxe. Ce jeudi 9 mai, jour de l'Ascension, je me posais la question : que commémore la fête d'aujourd'hui ? Si j'ai trouvé la réponse, je me suis emmêlé les pinceaux sur la personne ayant joué les cosmonautes. En fait, c'est Jésus qui a joué le rôle. La fête à Marie c'est le 15 août. Elle est "montée au ciel en corps et âme comme son divin fils". C'est ce que j'ai appris au cours de religion au temps de l'âge naïf. Et j'en oubliais la Pentecôte, mais l'Esprit saint m'a éclairé. Pris de doute, j'avais consulté le dictionnaire. 
On l'aura compris, je ne crois plus depuis longtemps à ces légendes. Ce qui n'exclut pas les questionnements existentiels : qui sommes-nous ? Où allons-nous ? J'aimais bien au temps de mon enfance toutes ces histoire mettant en scène des personnages divers. Certaines étaient sans doute bien réelles. On a dû y ajouter une touche religieuse symbolique. N'en déplaise aux défenseurs de la Genèse (pauvre Galilée !) la création du monde en 7 jours, le géocentrisme, Adam et Eve les premiers humains : ces idées ont dus être abandonnées face aux preuves de la science. 
J'en viens à trois choses concernant Dieu qui me posaient problème naguère.
1) Jésus et Marie sont montés au ciel corps et âme. Or le paradis ne serait pas un lieu physique.
2) Dieu serait tout puissant, rien ne pourrait arriver sans son ordre ou sa permission. Il serait donc de facto moralement responsable de toute la misère du monde.
3) Dieu, qualifié de bon, aurait créé la terre et tout ce qu'elle contient. Or la majorité des êtres vivants doivent dévorer d'autres espèces pour se nourrir.
 
Comment de telles fariboles pouvaient-elles être encore enseignées il y a 70 ans ? J'espère, sans certitude, qu'elles ne le sont plus aujourd'hui. Loin de moi l'intention de nier le rôle social de l'Eglise. Ni de choquer ceux qui ont conservé "la foi du charbonnier". Mais il y a des diktats qui me chiffonnent.
M
Défendre la vie.
M
Voici quelques jours, le pape a répété l'opposition de l'Eglise à l'avortement. Au nom du droit à la vie du foetus, être humain en devenir. Mais, d'autre part, l'Eglise est opposée à la contraception, la pilule, le préservatif... Faut-il condamner les femmes à de nombreuses grossesses non désirées. C'est vrai, il y a la méthode Ogino ou l'abstinence.  Mais cette dernière option c'est pour les célibataires (si vous voyez à qui je pense). Et on en oublierait de mentionner la protection contre la propagation du sida, ce qu'on appelle pudiquement les MST.