Il y a quelques semaines, une firme recrutant à l'étranger publiait dans un journal flamand une offre adressée aux constructeurs immobiliers. Elle leur proposait des ouvriers allochtones. La chose en elle-même pourrait sembler banale. Il y a belle lurette que des ouvriers  étrangers travaillent chez nous. C'est la conséquence du droit à la circulation libre des personnes édicté par l'Europe. Le problème est double : le nombre de personnes et leurs conditions salariales. Qu'ils soient polonais, portugais ou autres , ces ouvriers ne trouvant pas de travail chez eux viennent chez nous pour des salaires riquiqui. 
Salon Batibouw oblige, la télé régionale tournaisienne a réuni un panel de représentants de divers secteurs. Débat complexe qui a mis en lumière les aspects négatifs de la problématique. Les coûts salariaux élevés chez nous +/- 45 E/heure contre 15 euros maximum. Ce qui de facto entraîne une distorsion dans la concurrence. A noter que les cotisations sociales sont versées au  pays d'origine ; une perte pour notre caisse de pension.
Pas question pour les PME de licencier des ouvriers ayant de nombreuses années d'ancienneté au profit de travailleurs étrangers. D'où leur faiblesse par rapport aux grosses entreprises qui n'ont pas ces scrupules. A noter que 13.000 emplois ont été perdus ces dernières années. Là aussi de grosses pertes pour l'Etat (lois sociales, indemnités de chômage).
 
De gros entrepreneurs utilisent de la main-d'oeuvre étrangère en sous-traitance. Mais la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. On cite l'exemple d'un mur qui a dû être démoli. Le double travail a coûté moins cher qu'un boulot effectué pas des Belges !!!  Le problème principal est cette grande différence des coûts salariaux. Il serait bon que les pays concernés se réunissent pour élaborer une loi pour gommer cet écart. L'Europe ne pouvant agir à ce stade.
m
Fausses économies.
Les pouvoirs publics commettent parfois des erreurs en voulant faire des économies. Du matériau est acheté à l'étranger. Comme ces pavés de piètre qualité et mal taillés achetés en Chine ou au Vietnam. Merci pour la pollution et les carrières belges. Comme le soulignait le commissaire européen Marc Tarabella, certains devront être remplacés dans peu d'années ne supportant pas le charroi.
m
Un peu d'humour quand même.
Un petit indépendant est accompagné par son ouvrier portugais pour la réfection du mur d'un couvent. - Va sonner et dire à la soeur tourière que nous sommes là pour réparer le mur. L'ouvrier revient tout déconfit. - J'ai dit à la soeur nous sommes là pour faire la mour. Et elle m'a répondu : fut le camp mal au trou.