Quand on parle de fraude fiscale, les chiffres donnent le tournis. En  20 ans a été détectée la bagatelle de 22 milliards. De quoi alimenter les caisses de l'Etat ? "Tu parles Charles". On envoie à la justice et, 15 ans plus tard, il y a prescription  ou dépassement du délai raisonnable. C'est en substance ce qu'a déclaré le patron de la Cellule de Traitement des Informations Financières (CTIF). La partie récupérée :  1,152 milliard. Parmi les dossiers inaboutis, quatre fraudes d'envergure sur le carrousel à la TVA fin des années 90. En 2012 ont été transmis 1.500 dossiers. Le rapport a été présenté devant la Commmission des Finances qui réunissait... 3 membres sur 17. Désintérêt manifeste ? Poser la question, c'est y répondre. Certains justifient leur absence par des travaux de fin d'année pour d'autres fonctions. Voilà bien là le noeud du problème, le cumul des mandats. Comme disait l'adage : "on ne peut courir deux lièvres à la fois". La lenteur de la justice et cette quasi indifférence ne sont pas de nature à motiver des personnes qui font correctement leur boulot.
Selon le rapport publié vendredi, 2 dossiers sur 3 ont été classés sans suite et 1 sur 8 a abouti à une condamnation. Ce n'est pas du laxisme tempère le directeur du  CTIF. La justice doit chercher des preuves et les parquets travaillent avec des moyens limités sur des cas difficiles à prouver.

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"Frais du jour". "Cuit sur place". Voilà bien un exemple d'escroquerie intellectuelle. En fait il s'agit de pain cuit à 80 % pour le transport et que nous présentent certaines grandes surfaces comme du pain cuit le jour même. Son origine est essentiellement polonaise. Ce fait avait été dévoilé dans une émission dela RTF il y a un mois. (Merci les médias). La ministre Laruelle se veut rassurante. Il n'y a pas de risque sanitaire. Mais quid de l'utilisation des additifs pour faire gonfler la pâte ? La maturation ne peut être naturelle.
Comme dans d'autres domaines, les grandes surfaces étranglent le petit commerce. 1500 boulangeries  ont cessé leurs activités en dix ans. L'industrialisation tue plus d'emplois qu'elle ne crée. Il faut aussi  souligner un problème éthique, si cette industrie est implantée en Pologne, c'est pour une raison de bas salaires. Et  que dire  de la pollution par le transport ? Chiffre connu : une de ces multinationales met sur le marché 300.000 pains par jour. Et un million de sandwiches. Quand on sait les problèmes rencontrés dans d'autres secteurs alimentaires ce n'est guère rassurant.
Le point de vue d'un lecteur de mon quotidien.
Délicieux et 30 % moins cher. Alors, pas de problème s'il est cuit en Pologne ou ailleurs. Les gens de l'Est sont moins avides d'argent, du coup leur main-d'oeuvre est très sollicitée dans beaucoup de domaines.  Autrement dit : les ouvriers belges gagnent beaucoup trop. Alors, qu'on m'explique pourquoi tant d'étrangers viennent travailler chez nous. Je suis heureux pour cet intervenant s'il peut vivre avec le salaire d'un ressortissant de l'Est.