Finita la commedia ! Après quelques jours de réflexion, le gouvernement a tranché. Le siège éjec-table sur lequel était assis le big boss de Belgacom a été déclenché. Pour ajouter au malheur de la "victime", le parachute doré a été jeté aux oubliettes. Plus dure sera la chute. Mais là, on verra plus tard. Une procédure en appel est plus que probable. Même si, comme le disent certains, cela peut prendre plusieurs années. Il serait étonnant que le belliqueux CIO se laisse faire.
M
Pour quelqu'un qui a quand même brillamment contribué au succès de l'entreprise, la mesure peut sembler excessive. Il faut dire qu'il l'a tout de même bien cherché. Son attitude arrogante et ses déclarations "pas piquées des vers" ont irrité l'ensemble du monde politique. Le ministre des entreprises publiques a déclaré que la raison de son éviction était la conséquence d'une rupture de confiance avec les institutions. S'y ajoute un climat délétère dans l'entreprise. Il faut dire que le CIO a su faire le vide autour de lui. On le dit homme de chiffres, le social n'entrant pas dans ses préoccupations. La situation était connue depuis longtemps. Mais il semble que cela n'interpellait pas le monde politique. Du moment que cela allait au mieux pour les affaires. Busines is business...
M
Le gouvernement a joué fin. La déclaration d'éviction a été communiquée vendredi soir après la fermeture des marchés. Reste à trouver un successeur. Problème : les nouvelles règles limitant le salaire à 290.000 euros annuels. Alors que les membres du conseil d'administration gagnent allègrement (là j'ai tiqué) plus d'un million annuel. Il s'agit de trouver un "idéaliste" acceptant de gagner moins que ses subordonnés dont on ne peut pas diminuer le traitement du fait du droit acquis. L'institution étant mixte public/privé, une dérogation pourrait être accordée. C'est ce que laisse entendre l'ex-ministre Stefaan Declercq.
m
On peut quand même s'étonner de l'omnipotence du CIO qui avait quasi le droit de vie et de mort sur ses collaborateurs. Les 7 membres du conseil d'administration qui, entre parenthèses, ont coûté 11.300.000 euros en 2010, n'avaient donc pas leur mot à dire. Et  ce qu'on appelle les Ressources Humaines, nada. Attendons la suite, l'histoire ne s'arrêtera pas là. Mais, comme le soulignait ironiquement un intervenant de RTL, "Bellens a reçu son C4, lui qui en a distribué telllement". Dans mon wallon local on dirait : "el bac sa r'tourneu su l'pourchau" (la mangeoire s'est retournée sur le cochon)...