Mon inspiration serait-elle enfouie dans la neige ? Il faudrait pourtant que je trouve un sujet d'écriture. Alors, plongeons-nous dans notre journal quotidien. Bon sang, mais c'est bien sûr : un sujet en or, un problème de société.
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DE QUOI J'ME MÊLE ?...
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Le fait de verser 40 euros annuellement à l'Association contre le cancer ne me donne pas le droit d'ingérence dans la vie des gens qui jouent avec leur santé. S'il veulent foutre leurs poumons en l'air, c'est leur problème. C'est du domaine de la vie privée après tout. Pas si sûr...
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Ce mardi, 2500 à 3000 revendeurs de tabac de pays voisins se sont associés aux Belges dans une manifestation. Ils protestent contre un projet européen de législation concernant le tabac. Cela, disent-ils, va engendrer une diminution de la consommation (c'est le but) qui va engendrer une baisse substantielle de leurs revenus. Leur crainte est justifiée, mais la santé publique est primordiale. De deux maux, il faut choisir le moindre. Souhaitons simplement aux commerçants de trouver des sources de revenu non nuisibles à la santé. Quand on analyse les chiffres, on ne peut qu'applaudir au projet en lui souhaitant pleine réussite. Même s'il ne s'agit que d'estimations, on parle de 700.000 morts annuellement dans le monde dues au tabac. Les bénéficiaires du commerce parlent d'une recette fiscale pour la Belgique de 2 milliards 600 millions annuels d'euros. A quoi les mutualités opposent un surcoût  en assurance-maladie de l'ordre de 3 milliards et demi d'euros . Quasi tous les empoisonneurs, pardon :  les industriels du tabac, sont implantés à l'étranger. Cela n'aura donc aucun impact social chez nous.
Le but premier de la législation est d'encourager les jeunes à ne pas commencer à fumer. C'est beaucoup plus aisé que de se débarrasser de cette assuétude.
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TOMBE LA NEIGE...
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C'est bien joli en carte postale. Et son apparition réjouit les enfants et les amateurs de la glisse. Mais cela a un coût en argent et en moyens humains. Selon l'expression : la dépense n'est pas piquée des vers. Rendons hommage aux hommes qui, au milieu de la nuit, ont oeuvré pour rendre les routes pratiquables. Au niveau des dépenses, la note sera salée (sans jeu de mots). Pour les autoroutes wallonnes ce ne fut pas la pagaille des années précédentes. 6.000 tonnes de sel ont été déversées. A 60 euros (hors TVA) la tonne, c'est un joli pactole. Et les entités communales vont voir fondre leur budget. Un exemple dans ma région : la commune d'Ath  fait état d'une dépense, sel et main-d'oeuvre, de plus de 100.000 euros.
Un paradoxe : toutes ces dépenses vont renflouer  quelque peu les caisses de l'Etat. 21  pourcents de TVA. Est-ce bien normal ? Pour moi c'est un hold up. 
 

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